Il y a une chose sur laquelle je voudrais m’attarder pour cette courte, mais Ô combien nécessaire pierre jetée à l’océan du web. La peur. Je ne suis pas un individu qui a peur, du moins c’est l’idée que je me fais de moi; comme on dit, quand on se compare, on se console. Eh bien en me comparant à bien des gens, je me trouve relativement peu peureux. Sauf qu’il m’arrive d’avoir des accès de peur pour des raisons complètement absurdes… orientée vers une seule chose : le ridicule. Je crois avoir peur du ridicule. Pourtant, j’aime le ridicule! J’habille mes textes de ridicule, il m’arrive même de m’habiller moi-même de manière ridicule (j’en entends déjà ricaner). Toujours est-il que ces situations sont la plupart du temps prévues et mon état d’esprit est concentré sur le fait que durant cet instant précis je dois être ridicule. Je ne m’y vois donc pas comme étant ridicule.
Dans la vie courante, c’est autre chose. L’espèce d’idée de rester low profile pour ne pas avoir l’air fou m’obnubile et m’empêche de faire tellement de chose que j’en suis profondément frustré. Je fige. Je ne fous rien. Prenons par exemple la danse : un de mes bons amis, qui tient son blogue lui aussi (www.jedevraisecrire.blogspot.com), est un fin danseur. Il danse au moins une fois par semaine depuis plus de trois ans; il est à la danse ce que je suis au hockey, à savoir un passionné. Évidemment, après trois ans, il a atteint un niveau d’aptitude que je n’aurais jamais la prétention d’atteindre. Pourtant je me sais une belle physicalité et une animalité toute appropriée pour la danse… mais je fige! La peur du ridicule s’empare de moi. Je me dis que je n’aurai jamais l’air aussi bon que lui et… je paralyse. Plutôt que d’écrire ces mots, je devrais être en train de danser! Mais sur le chemin qui me menait là-bas, la dure route, le passage obligé… l’attente de l’autobus, quoi! Eh bien sur ce chemin, j’ai arrêté… et je suis retourné chez moi. Rationalisant ma décision de tellement de façons que je ne pourrais même pas me les rappeler.
Comment pourrais-je bien du moins tenter d’approcher son niveau si je ne commence même pas!?!
Eh voilà un peu l’état d’esprit dans lequel je me trouve. C’est un comportement qu’il m’arrive d’adopter lors d’événements qui requièrent un certain niveau de compétence que je ne crois pas avoir… je me dis que je ne suis pas assez bon et je n’essaie même pas. Ça me désole. Cette peur du ridicule ou de ne pas être à la hauteur contrebalance sans aucun doute mon excès de confiance pour certaines choses. Je suppose qu’il faut savoir garder une balance dans sa vie… alors je me propose celle-ci : diminuons un peu l’excès de confiance et restant plus humble (pour ainsi s’assurer d’avoir la vigilance et la curiosité nécessaire pour atteindre l’excellence) et acceptons de devoir commencer en bas pour gravir la montagne de la compétence.
Ça fait de bien belles paroles, mais il me faudra les mettre à exécution. Dans le cas présent… je vais devoir aller danser! Peut-être pourrais-je prendre des cours? En tout cas, il faut une ACTION, au-delà de la simple dissertation. BOUGE Bouffon, BOUGE!

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